MAC :

 

Il est important de me conna”tre, moi, Bahal car

La connaissance passe par le Diable : c'est le jeu du bien / du mal.

La vŽritŽ n'est entire que si vous me connaissez

Elle est toujours bonne ˆ savoir, bien que vos rves puissent tres tuŽs

 

Je vous ai rendu visite et ce ˆ plusieurs reprises

Avec mes cornes, vous m'avez pris pour un agneau, c'est risible

Je suis sorti de l'eau sous ma forme LŽviathan la brute

Je suis sorti de la terre et vous m'appeliez BelzŽbuth

 

Votre Saint-Jean m'a dŽcris dans le nouveau testament

Horrifiant ces deux visions volontairement vous embrouillant

Avec ce chiffre d'homme vous dŽfiant mme pour sa rŽsolution

[666], Vos experts en gŽmatrie s'y cassent toujours les dents

 

Ces deux invocations forment le dŽbut de ma rŽbellion

Contre mon pendant, le c™tŽ blanc, et ses obligations

Ou commandements, vous privant de votre libertŽ d'exister

De faire ce que bon vous semble, instaurant la notion de pŽcher

 

Et votre dieu s'amuse tout autant que moi, ˆ vous manipuler

Pourquoi le louer lui, seulement lui, et moi me  dŽnigrer?

Il vous a tous flouŽs, se fout de vous et de votre foi

Alors que je veux votre plaisir, et le rayer une bonne foi

 

Je me nomme Lucifer, qui signifie "porteur de lumire"

J'Žtais l'ange de lumire, le plus beau car le 1er de mes pairs

Il n'a pas supportŽ que je n'obŽisse pas ˆ ses ordres

Il m'a fait chuter chez les hommes, et j'y mets le dŽsordre

 

Vous me connaissez, moi, Sama‘l, j'Žtais ce serpent

Qui tenta Eve dans le jardin d'Eden, cette pomme, elle voulait tant

Ou Azazel, dragon des enfers, mangeur de pŽcheurs

Venez ˆ moi, venez, et oubliez votre peur

 

Satan, dragon rouge, MŽphistophŽls, Le Malin ! ...

Quel que soit le nom je guerroie contre le saint et le vainc

Et, dans ma main, il m'appartient; je tuerais vos tŽmoins

Et cette fois-ci avant qu'ils n'ouvrent leur 2 bouches de tapins

 

 

OCTOPUS :

 

Je suis le fruit de tes craintes, je suis au cÏur de tes plaintes

Je te sens si effrayŽ par la puissance de mon Žtreinte

 

Ë l'affžt dĠune phobie, je me matŽrialise

DressŽe devant toi la peur te paralyse Tant,

Que ton esprit en perd le sens de lĠanalyse et rŽalise,

Ë peine lĠampleur de mon emprise

Repense ˆ toutes ces fois o quand en moi tu te dŽguises

Ce soir cĠest moi qui ironise ce sont mes griffes que jĠaiguise

 

Pourquoi tant de panique mais ou passŽ ton sang-froid

Ta lŽgendaire intelligence serait-elle sans effets cette fois ?

JĠai cru que tu faisais le poids mais lˆ je reste sans voix

Face ˆ tant dĠimpuissance, tu ne me laisses mme pas le choix

 

Pour une poignŽe de strasses, tu es prt ˆ cracher sur ta race

Pour lĠensemble de ton Ïuvre, je vais te remettre ˆ ta place

Je ferai a avec classe, je ne laisserai aucune trace

Approche tends-moi ta gorge que je porte le coup de gr‰ce

 

Je vois que tu retrouves la foi juste quand ta vie est en pŽril,

Tu peux ranger ta croix, crois-moi, car elle est inutile

Demande ˆ tous les dŽfunts ex-membres de ta ville

JĠai mme vu tes frres prier pour mon exil

 

SAUVEZ VOUS LA BETE EST PARMI NOUS

Au lieu dĠhurler sort ton arsenal espce de fou

Si tu veux me shooter ne rate pas ton coup

Si tu veux mĠaffronter ne claque pas des genoux

Si tu veux mĠesquiver bonhomme gare ˆ ton cou

Si tu veux mĠenfoncer loupŽ ton bout est mou

 

Comment cacher un si flagrant manque dĠassurance

JĠexploiterai le nombre effarant de tes errances 

Ta descendance vivra dans la peur en mon absence

Acceptera ma domination sans rŽsistance.

 

 

MANIMALE :

 

Parfois tĠas du courage, dĠautres fois tĠes gŽnŽreux

Parfois tĠas de la bravoure et tu veux rendre les gens heureux

Parfois tu peux tre tendre, au point dĠtre renversant

Parfois tu me rends fier de savoir quĠon partage le mme sang

Le souci cĠest que parfois cĠest bien loin de tout le temps

Le souci cĠest que ta nature cĠest plus de faire couler le sang

Longtemps jĠai cru en toi, je me suis voilŽ la face

Longtemps jĠai pensŽ que tu ne croyais pas vraiment en la race

Et puis jĠai pris une claque aussi loin que je mĠen souvienne

Rien ne mĠa fait aussi mal, alors tiens-toi je vais te faire une scne

En fait tĠes Žgo•ste et tu te surestimes

TĠachtes des armes, des mines au lieu de stopper la famine

Tu bržles des euros alors que suffisent des centimes

Pour endiguer dans le monde les vagues de traites enfantines

Je voudrais te comprendre, baver sur un petit cul

DŽsolŽ de te lĠapprendre : en dessous de 16 je ne bande plus

En gros cĠest soit tu te masturbes, soit tĠŽcris des bouquins

Intellect ou manuelle, une vie de sgue jusqu'ˆ ˆ la fin

 

Je le jure sur ma vie ma colre je vais la ma”triser

Plus jamais d'esclavage justifiŽ car privatisŽ

On m'a dit que pour rŽgner fallait tous nous diviser

Ne jurer que par l'argent ˆ terme le sacraliser

 

Je mens comme je respire que je sois un clochard ou un prince

Regarde bien de plus prt, je n'ai pas des mains mais des pinces

Quand tes yeux pleurent de douleur mes concitoyens se les rincent

DŽsolŽ si c'est triste on est des milliards et j'insiste

Mais notre faon de vivre est comparable ˆ celle d'un kyste

Tu parles dĠune gense si notre espce se lve

CĠest pas parce quĠon fait partie des plus malins des bons Žlves

Ce quĠon a de vŽgŽtal, on le rase ou on le crame

Tout ce quĠil reste dĠanimal est bouffŽ ou nĠa pas dĠ‰me

Ë tes yeux tu es bon, et rien nĠest ton Žgal

Aux miens on est g‰tŽ, on est pourri jusqu'ˆ la moelle

LĠhomme se ment, sur son pre et sur son fils

LĠhomme, en rejetant ses fautes, sĠest fait beau, fait dĠartifices

LĠhomme nĠest pas une bte, au final, il est bien pire

LĠhomme est le seul animal ˆ vendre son ‰me pour sĠen sortir

Le diable ˆ dos de dragon est tapi, agi dans lĠombre

LĠhomme, cĠest ˆ la lumire du grand jour quĠil creuse sa tombe

Si la femme est lĠavenir de lĠhomme cĠest quĠon est mal

Ha•r sa sÏur juste aprs son frre, si jĠally mal

Les ally-chat ne comprendront pas ce festival

Le bestiaire sĠŽtoffe, tĠas 10s pour te faire la malle

Le parfum des regrets, tu le sens ? ‚a mĠest Žgal

Le cerbre est une pute comparŽ ˆ Manimale